O vous,rois couchés nus,dormant dans vos tombeaux
Princes aux noms oubliés,satrapes sans mémoire,
Pharaons prisonniers des temples de l'Histoire;
Vous qui possèdiez tout,les fermes et les chateaux
Vous avez tout laissé,vos chevaux et vos armes,
Et vos couronnes d'or,et vos grands palais blancs
Et vos cités, surgies d'un mirage tremblant
Et vos pays conquis par le sang et les larmes.
Vos ossements séchés,vos momies poussièreuses
Que disent-ils encore,qu'on ne sache déjà ?
Vous étiez tout-puissants,empereurs,maharadjahs
Qu'en est-il à présent de vos vies orgueilleuses ?
D'autres rois sont venus,puis sont morts à leur tour
En laissant derrière eux leurs rêves et leurs chimères;
Disparues leurs victoires,leurs défaites amères,
L'Empire dont ils avaient dessiné les contours.
Vos fils ont partagé,après vous,vos conquètes
Divisé vos royaumes,éparpillé vos biens
Et de vos univers,il ne reste plus rien,
Excepté ces débris que les rapaces guettent.
Ainsi tourne le monde,ainsi vont les saisons,
La nuit succède au jour et l'hiver à l'été ;
Et la mort à la vie.Mais les hommes entêtés
Continuent de bâtir pour demain leurs maisons.
Et tant que le soleil réchauffera nos rêves,
Tant qu'il y aura des jours pour s'ajouter aux jours,
Nos espoirs en lambeaux,que lorgnent les vautours
Serons récuperés pour nourrir d'autres fièvres.
Les étoiles s'éteignent et les planètes meurent;
L'Univers en celà,est un grand cimetière
Où la nuit,par endroit ,recouvre la lumière.
Toute vie cesse un jour. Seuls les rêves demeurent !
DR 2007
Vents noirs chargés d'aigre fureur,
Bataillon de nuages obscurs,
Et toi,la triste déchirure,
Qu'attendez-vous donc?Il est l'heure !
Un long ruban de solitude
Parcourt le morne espace gris,
Bordé de pensées rabougries,
De faux-fuyants,de certitudes.
Bientôt vont venir les silences
Comme un vaste océan d'ennui;
Ils vont emprisonner nos nuits
Et ranimer nos peurs d'enfance.
Pareils aux vagues déferlantes
Ils vont en submergeant nos songes,
Réveiller les remords qui rongent;
Cette lèpre noire et brûlante.
Que revienne l'aurore vermeille
Le début de toute espèrance
Qu'elle s'arme et tue la souffrance
Pour laisser la place au soleil
DR 05/08.

du coup , je m'offre encore une petite ballade chez vous , j'aime tellement , et pour le moment ,... read more
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